Cinq ans de captivité en Bavière

Kommando 1627, région d'Ergoldsbach, Basse-Bavière, Allemagne.

Treize quils étaient

Treize qu'ils étaient, dans ce camion qui les emmenait vers cinq années dont personne, sur le moment, ne connaissait la durée.

Treize qu'ils étaient, dans ce camion qui était parti du Stalag VIIA et qui les ballottait dans tous les sens. Hébétés par les événements de ces dernières semaines, affamés, affaiblis, au cœur l'angoisse de l'avenir, ils s'attendaient au pire.

Août 1940. Treize soldats français faits prisonniers sont envoyés travailler chez les paysans de Basse-Bavière. Parmi eux, Roger, jeune marié d'Argenteuil qui n'a jamais tenu une faux de sa vie. Après le tri des cultivateurs au Stalag VII-A de Moosburg, il rejoint le Kommando 1627, un groupe de prisonniers détachés pour travailler dans les fermes de la région d'Ergoldsbach, en Basse-Bavière.

Treize qu'ils étaient raconte, année après année, cinq ans de captivité au cœur des fermes ennemies : les travaux rudes qu'on apprend sur le tas, la langue qu'on déchiffre au fil des gestes, les gardiens et les patrons, les petites victoires sur l'ennui et sur la peur, les liens tissés malgré tout avec quelques Allemands de bonne volonté, jusqu'à la Libération et le grand retour vers la France.

Écrit par Roger Devaux lui-même, plus de soixante ans après les faits, ce témoignage ne cède ni à l'amertume ni à l'oubli. Il dit le quotidien méconnu des prisonniers de guerre français en Allemagne : la fenaison et le battage, le dictionnaire franco-allemand qui ne sert presque jamais, le pain partagé, mais aussi l'horreur entraperçue lorsque passe, un jour d'avril 1945, la colonne des déportés évacués de Dachau.

Un témoignage rare, tendre et sans haine, sur le quotidien méconnu des prisonniers de guerre français en Allemagne.

Un témoignage ancré dans l'histoire vraie

Le récit s'appuie sur des lieux et des faits réels : le Stalag VII-A de Moosburg, plus grand camp de transit de prisonniers de guerre occidentaux du Troisième Reich, puis le Kommando 1627, installé dans les fermes de la région d'Ergoldsbach, en Basse-Bavière, que Roger Devaux désigne dans son récit sous les noms de Goldsbach, Jelkofen, Pinkofen et Ifkofen. Le passage de la colonne de déportés évacués de Dachau, le 15 avril 1945, et l'arrivée des troupes américaines libératrices, le 29 avril 1945, sont eux aussi rapportés tels que l'auteur les a vécus.

Lisez Treize qu'ils étaient

Cinq années, cinq visages de la captivité

Porté par une écriture directe, sans emphase, tour à tour drôle et bouleversante, Treize qu'ils étaient parlera à ceux qui s'intéressent à la Seconde Guerre mondiale vécue de l'intérieur, à l'histoire des prisonniers de guerre français en Allemagne, autant qu'à ceux qui cherchent, dans le récit d'un aïeul, un peu de ce qu'il n'a jamais tout à fait su raconter de son vivant.

Un témoignage à lire, et à transmettre, comme on écoute un grand-père raconter, une dernière fois, ce qu'il a traversé pour rentrer chez lui.

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