Grâce à un routeur solaire, le surplus d'électricité produit par vos panneaux est redirigé directement vers votre chauffe-eau, au lieu d'être offert à EdF.
🔌 Zéro gaspillage · Zéro abonnement supplémentaireLe problème
En milieu de journée, vos panneaux solaires produisent souvent plus d'électricité que votre maison n'en consomme à cet instant. Vous faites automatiquement cadeau de cet excédent qui repart sur le réseau EDF.
Imaginez un robinet d'eau ouvert en permanence. Quand votre baignoire est pleine, l'eau déborde et coule dans le caniveau. Le routeur solaire, c'est le tuyau qui, au lieu de laisser déborder, remplit votre ballon d'eau chaude.
Stockage sur batterie ?
Face au surplus solaire, le premier réflexe est souvent d'installer une batterie plug-and-play. L'idée est séduisante, mais avez-vous calculé la rentabilité ?
Selon les modèles, le coût d'une batterie de stockage domestique varie entre 1 500 € et 5 000 €. Rapporté aux économies réellement générées chaque année, le retour sur investissement dépasse souvent 20 à 30 ans - alors que la durée de vie garantie d'une batterie est rarement supérieure à 10 ans. L'opération est rarement rentable.
Pourtant, vous avez probablement déjà une excellente batterie thermique installée chez vous : votre chauffe-eau électrique.
Un chauffe-eau électrique de 200 litres stocke l'équivalent de 10 kWh d'énergie thermique - autant qu'une batterie domestique de milieu de gamme.
Chauffer l'eau d'une famille de 4 personnes coûte environ 1,50 € par jour, soit plus de 550 € par an. C'est ce que le routeur solaire vous permet d'économiser.
Pas d'achat supplémentaire : votre cumulus est déjà installé, déjà raccordé. Le routeur solaire ne fait que rediriger vers lui une énergie qui était gaspillée.
La chaleur se stocke sans perte pendant plusieurs heures. Vous chauffez l'eau en journée avec le soleil, et vous en bénéficiez le soir - sans conversion ni déperdition chimique.
Le principe
En journée, les panneaux solaires génèrent de l'énergie. Une partie alimente vos appareils (frigo, TV, lumières…). S'il en reste, elle serait normalement injectée sur le réseau.
Un petit appareil installé sur votre tableau électrique mesure en permanence si vous produisez plus que vous consommez - et de combien. Cette mesure se fait plusieurs fois par minute.
Une centrale domotique (Home Assistant) reçoit cette information et calcule instantanément quelle puissance envoyer au chauffe-eau pour absorber exactement le surplus - sans rien prendre sur le réseau.
Au lieu d'être tout ou rien (allumé / éteint), la puissance envoyée au chauffe-eau est modulée en continu entre 0 et 100 % - exactement comme un robinet que l'on ouvre plus ou moins.
Le chauffe-eau absorbe le surplus solaire tout au long de la journée. Le soir, l'eau est chaude - sans avoir consommé un seul kilowattheure du réseau payant.
Simulateur interactif
Réglez les curseurs pour voir comment le routeur réagit à chaque situation solaire.
Pourquoi installer ce système
Le chauffe-eau représente 15 à 20 % de la facture électrique. Avec un bon ensoleillement, il peut être alimenté à 80-100 % par le solaire.
Une fois installé, le système fonctionne seul, 365 jours par an. Aucune intervention, aucun abonnement, aucune application à gérer.
Si le soleil est insuffisant, le chauffe-eau continue de fonctionner normalement sur le réseau. Il n'y a jamais de panne d'eau chaude.
Chaque kilowattheure routé vers le chauffe-eau est un kWh qui ne passe pas par une centrale. Le surplus est valorisé localement.
Les équipements
Le système repose sur seulement 4 équipements, pour un coût total inférieur à 100 € hors chauffe-eau - auxquels s'ajoute l'infrastructure domotique Home Assistant si vous ne l'avez pas encore (un Raspberry Pi ou mini-PC suffit, à partir de 60-80 €).
Mesure en temps réel ce que vous consommez ou injectez sur le réseau. Le cerveau du système.
Reçoit les ordres de la centrale domotique et module la puissance de 0 à 100 % en continu.
Commute silencieusement la résistance du chauffe-eau. Pas de pièce mécanique, pas d'usure.
Votre chauffe-eau existant convient dans la majorité des cas. Une seule condition : thermostat mécanique (non électronique).
L'installation électrique doit obligatoirement être réalisée par un électricien qualifié, dans le respect de la norme NF C 15-100. Le câblage du SSR en 230V et l'intégration au tableau électrique ne sont pas des opérations de bricolage - une erreur peut provoquer un incendie ou une électrocution.
La centrale domotique
Le routeur solaire ne fonctionne pas seul : il a besoin d'un cerveau capable de lire le compteur en temps réel et de piloter le variateur à la milliseconde. C'est le rôle de Home Assistant.
Home Assistant est un logiciel libre qui centralise tous vos équipements connectés. Il tourne en permanence sur un mini-ordinateur (Raspberry Pi, mini-PC) connecté à votre box internet - aucun abonnement cloud, aucune dépendance à un serveur tiers.
Via une intégration dédiée, Home Assistant interroge le compteur bidirectionnel plusieurs fois par minute. Il connaît à tout moment la production solaire, la consommation de la maison, et le surplus disponible.
Une automatisation calcule en continu la consigne de puissance à envoyer au dimmer Zigbee : exactement le surplus disponible, ni plus ni moins. La modulation est progressive, sans à-coups, pour ne jamais tirer d'électricité sur le réseau payant.
Contrairement aux solutions propriétaires, Home Assistant fonctionne entièrement en local. Pas de données envoyées à un cloud, pas de frais d'abonnement, pas de risque de coupure du service. Si le routeur est déjà en place chez vous, Home Assistant est la seule pièce à ajouter.
Dimensionnement
Le routeur solaire n'est efficace que si votre installation photovoltaïque est correctement dimensionnée. Trop petite, elle ne produit pas assez de surplus ; trop grande, elle surdimensionne inutilement votre investissement. Un juste équilibre est nécessaire.
Une installation de 2 kWc minimum est généralement recommandée pour dégager un surplus exploitable après avoir couvert les consommations courantes de la maison.
Au-delà d'un certain seuil, le surplus dépasse la capacité du chauffe-eau. Ajouter des panneaux supplémentaires n'apporte plus rien - l'excédent repart sur le réseau de toute façon.
L'ensoleillement, l'orientation du toit, la consommation du foyer et la taille du chauffe-eau sont tous des facteurs déterminants. Il n'y a pas de taille universelle.
Avant tout investissement, une analyse de vos relevés de consommation et de votre production potentielle permet de cibler la puissance optimale - et d'éviter les mauvaises surprises.
L'installation électrique physique reste à confier à un électricien certifié.
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