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Relecture de manuscrit

Faire relire son manuscrit avant de le publier

Après des mois sur le même texte, on ne voit plus ses propres fautes. Un lecteur, lui, les voit dès la première page. Nous relisons votre manuscrit ligne à ligne et nous vous envoyons un rapport de lecture en PDF qui signale chaque problème et explique comment le régler.

Ce que nous relevons

Nous ne touchons pas à votre texte, même pour une faute d'orthographe : elle est peut-être voulue, dans la bouche d'un personnage ou pour un jeu sur les mots. Chaque point est signalé, expliqué et accompagné d'une proposition. C'est vous qui corrigez.

Le tarif : 0,50 € TTC la page

Une page compte 250 mots, quelle que soit la mise en page de votre fichier. Le nombre total est arrondi à la page supérieure, avec un minimum de commande de 20 € TTC (40 pages).

Votre texteNombre de motsPagesPrix TTC
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Les 10 premières pages sont gratuites

Envoyez-nous le début de votre texte (2 500 mots). Vous recevez sous 72 heures ouvrées un rapport de lecture complet en PDF, comme celui que vous trouverez plus bas. Ensuite, vous décidez.

Le paiement se fait en ligne par carte bancaire, de façon sécurisée via Stripe, à l'acceptation du devis. Délai indicatif pour une relecture complète : environ une semaine pour 200 pages. La date exacte figure sur le devis.

Un exemple : une nouvelle et son rapport de lecture

Pour vous montrer notre travail, nous avons écrit une courte nouvelle et nous y avons laissé les erreurs que l'on rencontre le plus souvent dans un manuscrit : dix fautes d'orthographe, trois erreurs de grammaire, cinq répétitions, un tic d'écriture, deux anachronismes et deux incohérences de lieu.

Essayez de les trouver vous-même avant de les afficher.

Le mardi de Marthe Calmels

À l'automne 1958, Émile Ferrand faisait la tournée de Montvalès, sur le causse au nord de Rodez, depuis onze ans. Il connaissait chaque chien, chaque portail qui grince, chaque veuve postée derrière son rideau pour savoir s'il y avait quelque chose pour elle. Il montait la côte à vélo, la sacoche de cuir battant contre sa cuisse, et redescendait en roue libre en sifflant, parce qu'en fait il n'avait jamais su siffler autrement qu'en descente.

Marthe Calmels, elle, n'attendait pas derrière un rideau. Elle se tenait sur le pas de sa porte, droite comme un piquet, une enveloppe à la main. Tous les mardis. Elle habitait la dernière maison du village, tout en haut, juste après l'église. Sa maison avait des volets bleus et un rosier qui grimpait jusqu'au toit. Elle écrivait chaque semaine à sa sœur Louise, à Rodez.

Le problème, c'est que Louise était morte depuis trois ans. Tout le village le savait. Le curé l'avait annoncé en chaire, et Marthe avait pris le car pour l'enterrement. Elle était revenue le soir même sans dire un mot à personne.

Les premières lettres étaient revenues au bout d'une semaine, tamponnées « Décédée, retour à l'envoyeur ». Émile les avait rapportées à Marthe, la première fois, puis la deuxième. La troisième fois, elle n'avait pas ouvert. Il avait frappé, attendu, puis il était reparti avec la lettre. Il ne savait pas quoi en faire, en fait. Il l'avait rangée dans le tiroir de la cuisine, entre les factures de l'EDF et l'almanach des PTT.

Trois ans plus tard, le tiroir ne fermait plus. Il y avait là cent cinquante lettres, toutes adressées à Madame Louise Calmels, 12 rue Neuve, Rodez. Émile ne les avait jamais ouvertes. Sa femme, Jeanne, lui disait qu'il fallait les brûler, ou les rendre, ou au moins en parler au receveur. Émile répondait qu'il verrait. Il ne voyait rien, en fait, il repoussait.

Ce mardi-là, il pleuvait. Émile poussa son vélo dans la montée, la pélerine dégoulinante, et s'arrêta deux fois pour souffler, car la montée était plus dure sous la pluie. Il trouva Marthe à sa place habituelle, sous l'auvent. Elle lui tendit l'enveloppe.

- Vous la porterez vite, Émile. C'est important, cette fois.

- Elles sont toutes importantes, madame Calmels.

- Celle-là plus que les autres.

Il glissa la lettre dans sa sacoche et continua sa tournée. Chez les Bouscarel, le fils aîné écoutait un transistor posé sur le rebord de la fenêtre. On y entendait les Beatles, et la mère criait de baisser le son. Au café de la place, juste en face de l'église, le patron lui servit un petit blanc malgrés l'heure matinale.

Le soir, Émile resta longtemps assis devant le tiroir ouvert. La lettre du jour était posée sur la toile cirée. Plus importante que les autres. Il était omnibulé par cette phrase. Il se trouvait devant un dilemne qu'il avait longtemps refusé de regarder en face : ouvrir une lettre qui ne lui appartenait pas, ou continuer à faire semblant.

- Ouvre-la, dit Jeanne. Si elle est malade, si elle a besoin de quelque chose, il faut le savoir.

Il l'ouvrit lentement avec le couteau à beurre, comme si l'enveloppe pouvait se plaindre, et déplia lentement la feuille. Une seule page, d'une écriture penchée et soignée.

« Ma chère Louise,
Le cerisier a donné cet été plus que jamais. Je suis allée ceuillir les dernières avec la petite des Bouscarel, j'en ai fait des confitures, et j'en ai encore. Le docteur dit que mon cœur fatigue. Quand à moi, je dis qu'il en a bien le droit après quatre-vingt-deux ans. Je voudrais que tu me répondes une fois, rien qu'une fois. Je sais bien que tu ne peux pas. Mais quelqu'un peut. »

Émile relut la lettre trois fois. Puis il leva les yeux vers Jeanne, qui le regardait déjà.

- Elle sait, dit Jeanne. Elle a toujours su.

Ils passèrent la soirée à chercher comment faire.

- Nous nous sommes rendus compte d'une chose, finit par dire Jeanne vers minuit. On ne connaît même pas l'écriture de Louise.

Elle proposa d'apeller l'institutrice, mademoiselle Rouquette, qui avait une belle main et qui ne répétait jamais rien.

L'institutrice vint le lendemain, après la classe. Elle écouta toute l'histoire sans l'interrompre. Quand Émile eut fini, elle demanda seulement à voir les lettres. Elle passa la soirée à les lire, parmis les tasses de café froid, et à la fin elle avait les yeux rouges.

- Je ne veux pas être rénumérée, dit-elle quand Émile parla de la dédommager. Je le fais pour elle.

La première réponse partit le mardi suivant. Mademoiselle Rouquette avait cherché longtemps une écriture un peu ronde, un peu maladroite, celle qu'on imagine à une sœur cadette. Émile glissa l'enveloppe dans la boîte de Marthe au lieu de la lui remettre en main propre. Il n'osait pas, en fait.

Le mardi d'après, il descendit jusqu'au pont, là où la maison de Marthe faisait l'angle avec le lavoir, le cœur battant. Elle l'attendait sur le pas de sa porte, mais ne lui tendit pas d'enveloppe. Elle le regarda longtemps, avec cet air que les vieilles gens réservent aux enfants qui ont fait une bêtise et ne le savent pas encore.

- Vous direz à mademoiselle Rouquette qu'elle fait trop de fautes pour une institutrice. Louise n'en faisait aucune.

Émile resta planté là, sans trouver quoi répondre. Elle sourit.

- Mais vous lui direz aussi de continuer.

Les lettres continuèrent tout l'hiver. Marthe écrivait le mardi, mademoiselle Rouquette répondait le vendredi, et Émile portait le courrier entre les deux, ce qui était en fait son métier. Il arrivait que Marthe donne au café des nouvelles de Louise et de ses rhumatismes. Personne ne la contredisait. Le patron du café disait que Montvalès était le seul village de Lozère où les morts répondaient au courrier.

Marthe Calmels mourut en avril, d'un infractus, dans son fauteuil près de la fenêtre. On trouva sur la table une dernière lettre cachetée, adressée cette fois à mademoiselle Rouquette. Après qu'on l'ait enterrée, Émile porta la lettre à l'école lui-même, dans la fourgonnette de La Poste que le receveur lui prêtait pour les grandes occasions.

L'institutrice l'ouvrit devant lui, dans la classe vide. Elle lut, puis lui tendit la feuille. Il n'y avait que trois lignes.

« Merci pour Louise. Elle écrivait mieux que vous, mais vous l'avez rendue plus vivante qu'elle ne l'a jamais été. Continuez d'écrire, à quelqu'un d'autre. »

Émile rentra à pied, le vélo à la main, sans siffler. Le soir, il vida le tiroir de la cuisine. Les cent cinquante lettres qu'elle avait écrit à une morte, il les rangea dans une boîte à chaussures qu'il monta au grenier. Jeanne ne lui dit pas de les brûler.

Rapport de lecture

« Le mardi de Marthe Calmels »

Longueur1 111 mots
Pages facturées5 pages
Prix de la relecture20,00 € TTC
Remarques24 points

1 Impression générale

Le texte tient debout. L'idée de départ est simple et on y croit tout de suite : un facteur qui garde des lettres qu'il ne peut ni distribuer ni jeter. La remarque de Marthe sur les fautes de l'institutrice (§ 24) prépare bien la dernière lettre, et la fin reste sobre. Les dialogues sont courts et sonnent juste.

Comme pour toute relecture, nous n'avons rien modifié dans le texte : chaque point ci-dessous est signalé avec une proposition, et l'auteur tranche.

Les problèmes sont de deux ordres. D'un côté, des fautes d'orthographe et de grammaire, faciles à corriger mais qui coûtent cher en crédibilité : un lecteur qui en voit trois sur une page cesse de faire confiance au livre. De l'autre, deux erreurs de décor et deux anachronismes, plus discrets, qui feront sourire un lecteur de la région ou un amateur de musique.

O Orthographe : 10 fautes

N°§ÉcritPropositionExplication
O16pélerinepèlerineAccent grave, comme dans pèlerin.
O210malgrésmalgréPréposition invariable, jamais de s.
O311omnibuléobnubiléConfusion fréquente, sans doute à cause d'omnibus.
O411dilemnedilemmeDeux m : le mot vient du grec lêmma.
O514ceuillircueillirAprès un c, on écrit ue pour garder le son [k] : cueillir, accueil, recueil.
O614Quand àQuant à« Quant à » signifie « en ce qui concerne ». « Quand » marque le temps.
O719apellerappelerDeux p et un seul l à l'infinitif (j'appelle en prend deux).
O820parmisparmiJamais de s final.
O921rénuméréerémunéréeLe mot vient du latin munus (le don), pas de numéro.
O1028infractusinfarctusInversion de lettres très courante.

G Grammaire : 3 erreurs

G1 · § 18 « Nous nous sommes rendus rendu compte ». Avec se rendre compte, le participe reste invariable : le complément d'objet direct est « compte », pas « nous ».

G2 · § 28 « Après qu'on l'ait a enterrée ». Après que introduit un fait accompli : il demande l'indicatif, pas le subjonctif. Si la tournure sonne mal à l'oreille, « Après l'enterrement » règle la question.

G3 · § 31 « Les cent cinquante lettres qu'elle avait écrit écrites ». Avec l'auxiliaire avoir, le participe s'accorde avec le complément d'objet placé avant lui : ici « qu' », mis pour les lettres.

R Répétitions : 5

R1 · § 2 « maison » deux fois en deux phrases. Proposition : « Elle avait des volets bleus et un rosier qui grimpait jusqu'au toit. »

R2 · § 6 « montée » deux fois dans la même phrase. Proposition : « car le chemin était plus dur sous la pluie ».

R3 · § 11 « longtemps » deux fois en trois lignes. Proposition : « qu'il avait toujours refusé de regarder en face ».

R4 · § 13 « lentement » deux fois dans la même phrase. Le second peut tomber : la lenteur du geste est déjà posée par la comparaison avec l'enveloppe.

R5 · § 27 « café » deux fois en deux phrases. « Le patron » suffit, le lecteur sait où l'on est.

Nous n'avons pas compté comme répétition le mot « lettre », qui revient souvent : c'est le sujet de la nouvelle, et le remplacer par des synonymes alourdirait le texte.

T Tic d'écriture : « en fait », 5 fois

La tournure apparaît aux § 1, 4, 5, 22 et 27. Une fois, elle donne au narrateur une voix parlée, un peu bonhomme, qui va bien avec le personnage d'Émile. Cinq fois en quelques pages, le lecteur finit par ne plus entendre qu'elle. Nous conseillons de la garder au § 27, où elle porte l'humour de la phrase (porter le courrier, « ce qui était en fait son métier »), et de la retirer ailleurs : les phrases n'y perdent rien.

A Anachronismes : 2

A1 · § 10 L'histoire se passe à l'automne 1958. Les Beatles ne prennent ce nom qu'en 1960 et leur premier disque sort en 1962 ; aucun transistor aveyronnais ne pouvait les diffuser. Pour rester dans l'époque : Gilbert Bécaud, Dalida ou Georges Brassens.

A2 · § 28 En avril 1959, on ne parle pas de La Poste mais des PTT, le nom « La Poste » ne date que de 1991. Le texte écrit d'ailleurs correctement « l'almanach des PTT » au § 4, ce qui rend l'écart plus visible. Proposition : « la fourgonnette des PTT ».

L Incohérences de lieu : 2

L1 · § 2 et § 23 La maison de Marthe est d'abord « tout en haut, juste après l'église », et Émile doit monter la côte pour y arriver (§ 6). Au § 23, il « descend jusqu'au pont » où la maison fait l'angle avec le lavoir. Il faut choisir l'un des deux emplacements ; le premier sert mieux l'image du facteur qui peine dans la montée.

L2 · § 1 et § 27 Montvalès est situé « sur le causse au nord de Rodez », donc en Aveyron. Au § 27, le patron du café parle du « seul village de Lozère ». Proposition : « le seul village de l'Aveyron » ou, plus simple, « le seul village du causse ».

Ty Typographie : 1 remarque

Ty1 · § 7, 8, 9, 12, 16, 18, 21, 24 et 26 Les répliques des dialogues commencent par un trait d'union (-). L'usage de l'édition française est le tiret cadratin, nettement plus long, suivi d'une espace insécable. Le trait d'union est trop court pour bien marquer le changement de voix, et un logiciel de mise en page peut le traiter comme un mot coupé. Un rechercher-remplacer sur les débuts de paragraphe règle la question en une fois.

Le reste est correct : guillemets français avec leurs espaces, espace avant les deux-points, nombres écrits en lettres dans le récit (seules l'année et l'adresse sont en chiffres, comme le veut l'usage).

F Forme du livre

Le texte a été transmis sans mise en page : ces points ne peuvent pas être contrôlés.

  • Table des matières : sans objet
  • Pagination : sans objet
  • Pages en miroir : sans objet
  • En-têtes et pieds de page : sans objet
  • Index : sans objet

+ Remarques de style, sans obligation

  • Les § 3 et 4 enchaînent beaucoup de plus-que-parfaits (avait annoncé, avait pris, était revenue, étaient revenues, avait rapportées...). C'est correct, mais passer plus tôt au passé simple rendrait ce retour en arrière plus léger.
  • « Émile resta planté là » (§ 25) est plus familier que le reste du récit. Si c'est voulu, on garde.
  • Le titre annonce Marthe, mais le personnage principal est Émile. Ce n'est pas un défaut, c'est une question à se poser.

2 Synthèse et priorités

  1. Indispensable : corriger les 10 fautes d'orthographe et les 3 erreurs de grammaire.
  2. Fortement conseillé : régler les deux incohérences de lieu et les deux anachronismes.
  3. Conseillé : alléger les répétitions, réduire le « en fait » à une seule occurrence et remplacer les traits d'union des dialogues par des tirets cadratins.

Avec ces corrections, le texte est prêt à être lu par d'autres que son auteur. Cette nouvelle de 1 111 mots représente 5 pages, soit 2,50 € : un texte aussi court serait facturé au minimum de commande, 20,00 € TTC.

Questions fréquentes sur la relecture

Comment compter le nombre de pages de mon manuscrit ?

Ouvrez votre texte dans Word (menu Révision, Statistiques) ou dans LibreOffice (menu Outils, Nombre de mots) et divisez le nombre de mots par 250. On arrondit à la page supérieure. Un roman de 60 000 mots compte donc 240 pages, soit 120 € de relecture.

Que contient l'évaluation gratuite ?

Nous relisons vos 10 premières pages, soit les 2 500 premiers mots, exactement comme pour une commande, avec le rapport de lecture complet. Vous voyez le travail réel avant de décider.

Corrigez-vous les fautes dans mon fichier ?

Non. Nous ne modifions rien dans votre texte, pas même l'orthographe : une faute apparente est parfois voulue (un personnage qui écrit mal, un jeu sur les mots, une graphie ancienne). Nous la signalons, nous expliquons la règle, et vous décidez.

Sous quelle forme recevrai-je les remarques ?

Sous la forme d'un rapport de lecture en PDF, envoyé par e-mail et construit comme celui de l'exemple sur cette page : chaque remarque renvoie au passage concerné, avec une explication et une proposition. Il ne vous reste qu'à reprendre votre fichier.

Donnez-vous aussi votre avis sur le style ?

Oui, nous signalons ce qui gêne la lecture (répétitions, phrases trop longues, tics d'écriture) avec une proposition. Ce sont des suggestions : votre texte reste le vôtre.

Mon texte reste-t-il confidentiel ?

Oui. Votre manuscrit n'est lu que par le relecteur, il n'est jamais diffusé, et nous le supprimons à la fin de la prestation.

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